POLITIQUE CULTURELLE

 

 « Investir en l’homme, artisan et facteur de toute richesse », cheval de bataille du vrai programme de developpement, passe par la promotion et la revalorisation de celui-ci et de ses valeurs de civilisation ; autrement dit, la proclamation de l’idéal et la condamnation des anti-valeurs.

 L’objectif poursuivi est de rendre l’homme congolais capable de s’assumer, notamment par le travail. En outre, le congolais doit accepter de se recréer, en quelque sorte, de devenir un homme nouveau, mentalement et spirituellement, afin de participer, avec succès, à l’émergence d’une société de paix, de prospérité, de grandeur et du bien-être social.

  Sans  cette mutation psychologique et sans doute spirituelle (croire, et croire réellement, qu’avec Dieu, le Mlc vaincra), aucune réforme, ni politique, ni institutionnelle ne réussira, aucun programme économique et social ne sera mené  à termes. Car c’est l’homme qui est au centre de tout le processus de développement.

 D’autre part, en ramenant la créativité et les œuvres d’art à la portée  du commun des congolais, on cultive, à vaste échelle, l’esprit d’inventivité, d’industrie et d’entreprise, nécessaire à la capitalisation des efforts pour la reconstruction nationale.

 Pendant sa gouvernance, le MLC  s’emploiera à :

 ·                juguler toutes les pratiques de l’immoralité publique, lesquelles tiennent en état de dégénérescence l’homme congolais et l’empêche de poser des actes jugés performants. Les principaux vices sont : la corruption, la concussion, le clientélisme, le népotisme, le tribalisme et la délinquance sociale ;

·                mettre définitivement fin à l’impunité. Nul ne peut plus être au-dessus de la loi ;

·                institutionnaliser la sanction positive, par la reconnaissance publique et la récompense de la méritocratie. Les promotions politiques et sociales doivent également obéir à cette règle ;

·        promouvoir les valeurs chrétiennes de l’amour, de la justice, du partage et solidarité ;

·        doter des moyens et renforcer l’action de l’Académie des Beaux-Arts, établissement public destiné à former les élites artistiques nationales ;

·        créer une Galerie nationale d’art, un organisme public chargé de l’identification et de la protection des œuvres d’art congolaises (tant modernes qu’anciennes) pillées ou achetées à vil prix ici mais vendues à prix d’or à l’étranger ;

·        mieux organiser le service de recouvrement des droits d’auteurs et des droits voisins congolais (SONECA) ;

·        soutenir l’éducation permanente des citoyens à l’«éveil de conscience nationale», par les techniques d’«animation culturelle» ;

·        encourager la création des organisations volontaires (églises, ONG et autres partenaires sociaux de la société civile) d’éducation permanente et financer leurs projets;

·        créer un cadre juridique approprié, notamment la législation relative aux centres culturels et à l’éducation permanente ;

·        réhabiliter et renforcer les infrastructures de l’INA, établissement supérieur où l’on forme les «animateurs culturels» ;

·        créer un véritable mécénat public, en réorganisant de manière efficiente le Fonds de Promotion Culturelle ;

·        créer et entretenir un esprit d’émulation patriotique.

E.IK

 

 

 

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